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Paris, 20080302, Louvre: Statue de forme humaine. Fouilles de Aïn Ghazal, Jordanie, 1985, sous la direction de Gary Rollefson et Zeidan Kafafi. Période Néolithique pré-céramique, 7e millénaire. Plâtre de gypse, paupières et pupilles en bitume.

Découverte à Ain Ghazal dans une fouille archéologique jordano-américaine en 1985, restaurée à Washington, cette statue est prêtée au Louvre pour une durée de 30 ans au moins. Vieille de 9000 ans, c’est l’œuvre la plus ancienne présentée au Louvre.

Ain Ghazal, «la source aux gazelles«, fondé au 8e millénaire, prospéra durant deux millénaires. La statue appartient à la periode appelée « Pre Pottery Neolithic B« , une culture néolithique répandue au 7e millénaire dans tout le Croissant Fertile. Les constructions utilisaient le plâtre, obtenu par calcination du gypse local, selon une pyrotechnie primitive.

Des pratiques nouvelles manifestent des mentalités nouvelles : les crânes de certains morts, pet-être des chefs, ont été conservés à part et surmodelés en plâtre ou en argile, ce qui suggère l’existence d’une forme de culte des ancêtres.

Près d’une trentaine de statues de plâtre, dont celle-ci, ont été découvertes dans des fosses peu profondes à Ain Ghazal. Ce sont des statues en pied ou des trocs à une ou deux têtes.

Toutes ces effigies avaient été créées pour se tenir verticalement. Elles avaient été enfouies par petits groups, en plusieurs occasions.

On ignore leur signification, qui relève probablement de l’imaginaire et du rituel, mais on suppose qu’elles étaient destinées à assurer la cohésion de la communauté.

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